Votre schéma global
Vous possédez un Attachement évitant-dédaignant Style. Vous mettez un point d’honneur à être autonome, logique et à éviter les drames. Pour vous, la dépendance émotionnelle passe souvent pour une faiblesse. Vous avez sans doute appris très tôt que la seule personne sur qui vous pouvez réellement compter, c’est vous-même, et vous avez érigé une solide forteresse afin de ne jamais vous sentir piégé ou contrôlé par les autres.
Imaginez votre style d’attachement comme un… armureIl vous protège efficacement contre la souffrance, mais il rend également plus difficile l’arrivée de l’amour, de la chaleur et d’une véritable connexion. Vous avez peut-être le sentiment que vos partenaires sont « collants » ou « exigeants », simplement parce qu’ils aspirent à un niveau de proximité qui vous paraît étranger ou étouffant.
« L’indépendance est une force, mais l’isolement est un mur. On peut être fort tout en laissant quelqu’un nous tenir la main. »
Comportements typiques
- Distanciation : Lorsqu’une relation devient trop sérieuse, vous pouvez, d’un point de vue inconscient, déceler des défauts chez votre partenaire ou prendre vos distances afin de retrouver votre « liberté ».
- Nature secrète : Vous préférez garder vos pensées et vos sentiments pour vous, estimant que les partager donne aux autres un pouvoir sur vous.
- Stoïcisme : Vous avez probablement tendance à refouler les émotions pénibles, préférant aborder les problèmes de manière pratique plutôt que de vous attarder sur vos sentiments.
Points forts de ce modèle
- Autosuffisance : Vous êtes très doué pour prendre soin de vous et vous évitez généralement d’imposer vos problèmes aux autres.
- Stabilité : En période de crise, vous conservez votre sang-froid et restez rationnel, tandis que d’autres peuvent perdre leurs moyens sur le plan émotionnel.
- Limites : Vous avez naturellement la capacité de distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient aux autres, ce qui vous permet d’éviter toute codependance.
Pièges courants
La forteresse peut devenir une prison :
- La solitude : Vous pouvez vous persuader que vous n’avez pas besoin de lien social, mais les êtres humains sont programmés pour cela. Cette répression peut engendrer un sentiment de vide.
- Malentendu : Vos partenaires vous perçoivent souvent comme froid ou indifférent, même si vous tenez réellement à eux. Vous exprimez votre amour en… faire, non par sentiment, ce qui peut se perdre dans la traduction.
Point de réflexion : Est-ce que j’évite cette conversation parce qu’elle est inutile, ou parce que j’ai peur de ce que je pourrais ressentir ?
Ce que vous pouvez faire ensuite
Petites actions que vous pouvez commencer aujourd’hui
- Micro-vulnérabilité : Partagez aujourd’hui avec quelqu’un un petit sentiment « inutile » (par exemple : « Je me suis senti(e) fatigué(e) ce matin »). Cela crée un lien sans briser vos barrières.
- Explications « soft » : Au lieu de simplement disparaître sans donner de nouvelles ou de couper court, dites : « J’ai besoin d’un peu de temps pour moi afin de me ressourcer, mais je reviendrai dans une heure. »
Directions à plus long terme
- Redéfinir la force : L’intelligence émotionnelle, dans toute sa diversité, est une compétence, et non une faiblesse. Apprendre à identifier vos émotions constitue une mise à niveau logique et pratique de votre système d’exploitation mental.
- Interrogez votre « Ex Fantôme » : Les personnes évitantes ont souvent tendance à idéaliser un ancien partenaire pour dévaloriser celui ou celle avec qui elles sont actuellement. Reconnaissez cela comme un mécanisme de défense, et non comme une réalité.
Avis de non-responsabilité et quand demander de l’aide
Ce test décrit des modes de relation, et non un étiquetage définitif. Si vous constatez que votre besoin d’indépendance vous conduit à un isolement total, ou si vous avez le sentiment de ne pas parvenir à entretenir la moindre relation durable, malgré votre désir de le faire, un accompagnement thérapeutique peut vous aider à rétablir progressivement vos liens tout en assurant votre sécurité émotionnelle.
